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27 avril

2026

Tourisme communautaire : entretien avec un guide local au Perou

Par Lea Marchand Tourisme communautaire No Comments

Manuel Quispe, guide quechua, accueille un groupe de voyageurs dans la vallee sacree pres de Cuzco

On en parle depuis vingt ans. On en lit les belles plaquettes, les dossiers presse, les articles « voyage solidaire » dans les magazines. Mais que recouvre vraiment le tourisme communautaire quand on est de l'autre cote ? Quand on accueille les voyageurs, qu'on cuisine pour eux, qu'on negocie le prix d'une nuit avec quinze familles d'un meme village ? Pour comprendre ce qui se passe vraiment dans les coulisses, nous sommes alles ecouter Manuel Quispe, guide quechua dans la vallee sacree des Incas, cofondateur d'une cooperative qui accueille des voyageurs depuis douze ans. Conversation sans langue de bois, autour d'un mate de coca, sur ce que ce tourisme apporte vraiment aux villages andins, et sur ce qui ne va pas dans la version « vitrine » qu'on vend en agence.

Dans cet entretien, Manuel Quispe, guide local quechua et cofondateur d'une cooperative de tourisme communautaire pres de Cuzco au Perou, repond aux questions de Lea Marchand, redactrice voyage solidaire pour Very Green Trip. Il revient sur la realite economique du tourisme communautaire, les derives qu'il observe depuis douze ans sur le terrain, et les conseils concrets pour les voyageurs qui veulent tester pour la premiere fois ce mode de voyage.

Manuel Quispe, portrait editorial du guide quechua dans la vallee sacree
Manuel Quispe
Guide quechua, cooperative de tourisme communautaire (Cuzco, Perou)
12 ans d'experience — portrait editorial

L'entretien s'est deroule fin mars 2026 dans le village d'origine de Manuel, a 3 200 metres d'altitude, a une heure et demie de Cuzco par la route. Manuel a 38 ans, parle quechua, espagnol et un anglais courant appris sur le tas avec les voyageurs. Sa cooperative regroupe quinze familles du village et accueille en moyenne deux cents voyageurs par an, repartis sur des sejours de deux a cinq nuits.

L'objectif de cette conversation n'est pas de promouvoir un site, ni de vendre une experience. C'est de donner la parole a quelqu'un qui vit ce tourisme de l'interieur, qui en voit les benefices reels mais aussi les ombres, et qui a appris a accompagner les voyageurs occidentaux avec patience et lucidite. Vous trouverez dans cet article les references vers notre guide complet du tourisme communautaire pour aller plus loin.

Question 1 : Qu'est-ce que le tourisme communautaire vu d'ici, au Perou ?

Lea : Manuel, on lit beaucoup de definitions du tourisme communautaire dans les guides occidentaux. Mais ici, dans votre village, comment vous le definiriez en quelques mots ?
Manuel : La definition la plus simple, c'est : qui decide, qui accueille, qui empoche. Si la communaute decide de quand ouvrir et de quand fermer, qui accueille les voyageurs et ou ils dorment, et que l'argent reste dans le village, alors c'est du tourisme communautaire. Si une seule de ces trois choses est externalisee, on bascule dans autre chose. Ce n'est pas force d'etre mauvais, mais ce n'est plus communautaire au sens strict. Chez nous, les quinze familles tournent : chaque mois, trois ou quatre familles accueillent. C'est une assemblee qui decide. C'est une assemblee qui fixe les prix. Personne en dehors du village n'a son mot a dire.

Question 2 : Comment fonctionne concretement votre cooperative ?

Lea : Pouvez-vous nous expliquer comment votre cooperative est organisee au jour le jour ? Qui fait quoi ?
Manuel : On s'est constitues en 2014 apres deux ans de discussions. Aujourd'hui, on a quinze familles membres, sur environ cinquante au village. Chaque famille s'engage a accueillir entre dix et vingt voyageurs par an, a tour de role. Le voyageur paie un forfait par nuit qui inclut le logement, les repas, et une activite par jour : tissage, travaux aux champs, ceremonie a la pachamama, pisciculture. Sur ce forfait, soixante pour cent vont directement a la famille hote. Vingt pour cent vont a la cooperative pour l'entretien des sentiers, la formation des guides, et les amenagements. Vingt pour cent vont au fonds communautaire, qui finance des projets : refection de l'ecole, panneaux solaires, achat de materiel agricole. Tout est public, tout est vote en assemblee.

Question 3 : Quelle difference entre tourisme communautaire ethique et tourisme communautaire "vitrine" ?

Lea : On voit fleurir un peu partout des offres qui se reclament du tourisme communautaire, parfois vendues par des operateurs internationaux. Comment vous, sur le terrain, vous distinguez le vrai du faux ?
Manuel : Il y a un test tres simple. Vous demandez : qui possede les murs ? Qui paie le guide ? Qui choisit ce que les voyageurs voient ? Si la reponse, c'est une agence basee a Cuzco ou a Lima qui a juste signe un contrat avec quelques familles, c'est de la sous-traitance. La famille recoit dix ou quinze pour cent du prix paye par le voyageur, parfois moins. L'agence fait du marketing avec le mot "communautaire" mais la communaute n'est pas decisionnaire. Le vrai tourisme communautaire, c'est quand le contrat est entre la communaute et le voyageur directement, ou entre la communaute et une cooperative federative. Pas quand il y a un intermediaire qui prend la majeure partie.

Question 4 : Qu'est-ce que les voyageurs occidentaux comprennent mal ?

Lea : Apres douze ans d'accueil, qu'est-ce que vous voyez le plus souvent comme malentendu chez les voyageurs qui arrivent chez vous ?
Manuel : Le malentendu le plus frequent, c'est de croire qu'on vit dans une carte postale figee. Les voyageurs imaginent souvent un village hors du temps, sans telephone, sans Wi-Fi, sans habits modernes. Ils sont parfois decus quand ils voient un enfant avec un t-shirt de foot ou une grand-mere qui fait un appel video a son fils a Lima. Ils confondent authenticite et museification. Mon village est authentique parce qu'il vit, parce qu'il evolue, parce qu'il choisit ce qu'il garde de ses traditions et ce qu'il integre du monde moderne. Pas parce qu'il s'est gele en 1950 pour faire plaisir aux touristes. L'autre malentendu, c'est de penser qu'on est pauvres et qu'il faut nous "aider". On n'est pas pauvres, on est differents. On a une economie, une organisation sociale, un savoir agricole qui marche depuis des siecles. On veut des partenariats, pas de la charite.
Femmes quechuas en train de tisser dans la cour d'une maison du village pres de Cuzco

Question 5 : Quels sont les benefices economiques reels pour le village ?

Lea : On entend souvent que le tourisme communautaire transforme les villages. Concretement, qu'est-ce qui a change dans le votre depuis 2014 ?
Manuel : Quatre changements visibles. Premierement, dix-huit jeunes du village qui auraient migre a Cuzco ou Lima sont restes ici. Ils gagnent leur vie comme guides, comme cuisiniers, comme artisans. C'est enorme parce que sans tourisme, le village se vidait de ses moins de trente ans. Deuxiemement, les revenus des femmes ont explose : elles vendent leurs tissages directement aux voyageurs, sans intermediaire, ce qui multiplie leur revenu par cinq ou six par rapport au marche de Pisac. Troisiemement, le fonds communautaire a finance la refection de l'ecole et un poste de sante avec une infirmiere a mi-temps. Quatriemement, on a recupere des terres agricoles abandonnees parce que des familles peuvent vivre sur place a nouveau. Mais attention, ce n'est pas magique. On a aussi des tensions, des jalousies entre familles qui accueillent et celles qui n'ont pas voulu rejoindre la cooperative. C'est le revers de la medaille dont on parle moins.

Question 6 : Quelles sont les derives a eviter pour les voyageurs ?

Lea : Pour un voyageur de bonne foi qui debarque ici, quelles sont les erreurs typiques qu'il faudrait absolument eviter ?
Manuel : Trois choses. Premiere derive : la camera intrusive. Des voyageurs qui photographient les enfants, les vieilles dames, les ceremonies sans demander. C'est tres violent pour nous, meme quand c'est fait avec un sourire. Demandez toujours. Acceptez le non. Pour les ceremonies, c'est carrement interdit dans la plupart des cas. Deuxieme derive : les pourboires culpabilisants. Certains voyageurs glissent vingt dollars a un enfant ou a une grand-mere en disant "c'est pour toi". Ca court-circuite la cooperative, ca cree des inegalites entre familles, et ca infantilise les recipiendaires. Si vous voulez donner plus, donnez a la cooperative ou au fonds communautaire. Troisieme derive : les cadeaux materiels mal calibres. Apporter dix bonbons a un enfant qui n'en a pas besoin, ce n'est pas un geste, c'est une injection de sucre dans une ecole qui n'a pas de dentiste. Apporter de vieux vetements occidentaux, c'est offrir nos rebuts. Si vous voulez offrir, parlez a la cooperative en amont. On vous dira ce qui sert vraiment : des fournitures scolaires, des outils, des medicaments specifiques.

Question 7 : Comment choisir une cooperative serieuse ?

Lea : Pour un voyageur europeen qui prepare son sejour depuis chez lui, comment faire la difference entre une cooperative serieuse et un attrape-touriste ?
Manuel : Quatre criteres concrets. Un, est-ce que la cooperative est listee dans des reseaux reconnus comme TUREBE au Perou ou Redturs en Amerique latine ? Deux, est-ce qu'on vous donne le nom des familles d'accueil avant le sejour, avec leur photo et leur histoire ? Trois, est-ce que les prix sont transparents : combien va a la famille, combien a la cooperative, combien au fonds commun ? Quatre, est-ce qu'on vous parle des regles avant l'arrivee : ce qu'on peut photographier, comment se comporter pendant les repas, quelles ceremonies sont publiques et quelles sont fermees ? Si une cooperative repond clairement aux quatre, vous avez de bonnes chances. Si elle vous repond "ne vous inquietez pas, ca va bien se passer", mefiez-vous. Le serieux, c'est la transparence, pas le sourire commercial.

Question 8 : Quel a ete l'impact du COVID puis du retour des touristes ?

Lea : Le COVID a touche tous les pays touristiques. Comment votre cooperative a traverse 2020-2022, et qu'est-ce qui a change depuis ?
Manuel : Le COVID a failli nous tuer. En 2020, zero voyageur. En 2021, dix. On a survecu grace au fonds communautaire qui avait ete capitalise pendant les annees fastes : on a pu maintenir un revenu minimum pour les familles les plus dependantes. Ca a confirme que la mutualisation, c'est vital. Beaucoup de cooperatives moins solides ont disparu. On a aussi profite de cette pause pour reflechir : on a baisse notre capacite d'accueil annuelle de trois cents a deux cents voyageurs, parce qu'on s'est rendu compte qu'on commencait a etre fatigues. Depuis 2023, ca repart. Les voyageurs qui reviennent sont differents : plus matures, plus prepares, plus respectueux. Ils sont moins nombreux mais ils restent plus longtemps. C'est un bon equilibre. La lecon du COVID, c'est qu'il ne faut jamais dependre a cent pour cent du tourisme. Chez nous, l'agriculture reste la base. Le tourisme est un complement, pas un substitut.

Question 9 : Le role des langues, faut-il parler espagnol ou quechua ?

Lea : La barriere de la langue est souvent une angoisse pour les voyageurs. Faut-il parler espagnol pour venir chez vous ? Et le quechua ?
Manuel : Vous pouvez tout a fait venir sans parler ni espagnol ni quechua : on a toujours au moins un guide qui parle anglais ou francais. Mais l'experience est radicalement differente si vous parlez un peu d'espagnol, meme tres basique. Vous pouvez avoir une conversation de cinq minutes avec la grand-mere qui prepare le pain dans le four en argile. Cinq minutes qui valent dix sejours touristiques classiques. Le quechua, c'est encore autre chose : meme apprendre dix mots, ca declenche des sourires immenses. "Allillanchu" pour bonjour, "sulpayki" pour merci, "kusisqa" pour content. Chaque mot que vous prononcez en quechua est un cadeau qu'on vous rend au centuple. Pour ceux qui veulent vraiment plonger, je conseille de commencer par trois mois d'espagnol avant le voyage, pas plus. Ca change radicalement la profondeur de l'echange.

Question 10 : Conseils pour un voyageur qui veut tester pour la premiere fois ?

Lea : Si quelqu'un nous lit aujourd'hui et veut faire son premier sejour en tourisme communautaire l'an prochain, quels sont vos conseils concrets ?
Manuel : Cinq conseils. Un, ne commencez pas par un sejour de dix jours. Trois nuits, c'est parfait pour une premiere fois. Vous repartirez avec l'envie de revenir, plutot qu'epuises. Deux, lisez avant. Pas un guide touristique, mais des livres ou des articles ecrits par des locaux ou des anthropologues serieux. Vous arriverez avec un cadre mental qui vous evitera les contresens. Trois, prevoyez du cash. Beaucoup de cooperatives ne prennent pas la carte. Calculez large pour pourboire la cooperative en bloc, pas individuellement. Quatre, laissez votre telephone dans le sac la plupart du temps. Vous etes la pour vivre, pas pour documenter. Une photo le matin, une le soir, ca suffit. Cinq, et c'est le plus important : venez avec une question, pas avec des reponses. Si vous arrivez en pensant savoir comment on devrait organiser nos vies, vous repartirez frustre. Si vous arrivez en vous demandant comment on fait, vous repartirez transforme. Le tourisme communautaire bien fait, c'est ca : un voyage qui change vos questions, pas un voyage qui valide vos certitudes.

Questions rapides : les idees recues

Pour conclure cette partie d'entretien, nous avons soumis a Manuel sept idees recues qui circulent souvent en Europe au sujet du tourisme communautaire. Reponses courtes et sans detour.

« Le tourisme communautaire, c'est juste dormir chez l'habitant. »
Manuel : Faux. Dormir chez l'habitant, c'est de l'hebergement chez l'habitant. Le tourisme communautaire ajoute une dimension collective : c'est la communaute entiere qui organise et qui encaisse, pas une famille isolee. La difference, c'est la gouvernance partagee.

« Il faut etre alterno-baba pour aimer ca. »
Manuel : Faux. Nos voyageurs vont du chef d'entreprise de cinquante ans au sac-a-dos de vingt-deux ans. Ce qui compte, c'est la curiosite et le respect, pas le style vestimentaire. On a meme accueilli des familles avec enfants qui adorent.

« C'est plus cher qu'une auberge. »
Manuel : Vrai et faux. Par nuit, oui c'est plus cher qu'un dortoir. Mais une nuit chez nous inclut trois repas, deux activites guidees et le transport interne. Calcule par jour complet, c'est competitif et meme moins cher que beaucoup de tours organises.

« On ne peut pas y aller en couple. »
Manuel : Faux. Les couples sont les bienvenus. Beaucoup de familles d'accueil preferent meme : ca donne une dynamique calme. On peut amenager une chambre privee dans la plupart des maisons.

« C'est dangereux pour les voyageurs solos. »
Manuel : Faux. C'est probablement un des modes de voyage les plus surs au monde, parce que vous etes integre dans une famille qui prend soin de vous. Plus sur qu'une auberge dans une grande ville, statistiquement.

« Ca prive les communautes de leur authenticite. »
Manuel : Vrai si c'est mal fait. Faux si c'est bien fait. Une cooperative bien geree fixe ses limites : nombre de voyageurs annuel, ceremonies fermees au public, zones interdites aux camera. C'est nous qui decidons, pas le marche.

« Ca ne change rien pour les habitants en realite. »
Manuel : Faux dans notre cas. Dix-huit jeunes restes au village, l'ecole renovee, un poste de sante. Ce sont des changements concrets et mesurables. Mais c'est vrai pour certaines cooperatives mal organisees ou phagocytees par des intermediaires.

Voyageurs et habitants travaillant ensemble dans un champ de quinoa du village andin

Conclusion : les trois choses a retenir selon Manuel

A la fin de l'entretien, nous avons demande a Manuel de nous donner les trois leviers principaux qu'il aimerait que les voyageurs europeens retiennent avant de partir. Voici sa reponse, presque mot pour mot.

1. Le tourisme communautaire est un partenariat, pas une faveur. « On n'a pas besoin d'aide. On a besoin de partenaires qui respectent nos regles, payent un prix juste, et reviennent en parler chez eux pour amener d'autres voyageurs serieux. » Cette posture change tout : on ne vient pas "aider" un village, on vient apprendre quelque chose et payer le service rendu.

2. La transparence est le seul vrai gage de serieux. Une cooperative qui vous dit combien va a la famille, combien a la cooperative, combien au fonds commun, c'est une cooperative qui a quelque chose a montrer. Une cooperative qui parle uniquement de "valeurs" et de "rencontres" sans chiffres, c'est souvent du marketing sur fond d'exploitation.

3. La duree juste, c'est trois nuits. Pas une, parce qu'on ne fait que survoler. Pas dix, parce qu'on s'epuise et qu'on epuise nos hotes. Trois nuits, c'est le temps d'un atterrissage, d'une rencontre, et d'un depart sur une promesse de revoir. Les voyageurs qui reviennent reviennent toujours pour trois nuits supplementaires, jamais pour un mois. C'est une donnee qu'on a verifiee sur douze ans.

Manuel ajoute que pour aller plus loin sur cette thematique, il recommande aux voyageurs de comparer les approches sur d'autres terrains : le tourisme communautaire au lac Titicaca presente par exemple des particularites uniques liees aux iles flottantes des Uros, et plus globalement la visite d'ecovillages en Asie offre des points de comparaison precieux. Pour explorer le panorama mondial, voyez aussi notre page hub thematique sur le tourisme communautaire. Pour ceux qui veulent prolonger la reflexion sur le voyage responsable au sens large, le portail Echoway reste une reference francophone serieuse pour identifier des structures alternatives a travers le monde.

« Le meilleur compliment qu'un voyageur m'ait jamais fait, c'est : "je suis venu en pensant que j'allais vous decouvrir, et c'est moi que je redecouvre". Si on arrive a faire ca, on a reussi notre boulot. » — Manuel Quispe

Questions frequentes

Qu'est-ce que le tourisme communautaire ?

Le tourisme communautaire est une forme de voyage ou l'accueil, l'hebergement et les activites sont organises et geres directement par une communaute locale (souvent rurale ou indigene). Les revenus restent majoritairement dans le village et les visiteurs participent au quotidien des habitants : agriculture, artisanat, cuisine, ceremonies. Il se distingue du tourisme de masse par sa petite echelle et sa gouvernance collective.

Quels sont les pays ou faire du tourisme communautaire ?

Les destinations phares sont le Perou (vallee sacree, lac Titicaca, Amazonie), la Bolivie, l'Equateur, le Costa Rica, le Mexique (Chiapas, Oaxaca), la Thailande (villages karen, hmong), le Laos, le Maroc (vallee des Ait Bouguemez), la Tanzanie et l'Inde. Chaque pays a son histoire et ses cooperatives serieuses, souvent anciennes.

Combien coute un sejour en tourisme communautaire ?

Comptez 25 a 60 dollars par nuit et par personne en pension complete pour un sejour en village andin ou amazonien. Au Maroc, on tourne autour de 30 a 50 euros la nuit en pension complete. Ces tarifs incluent l'hebergement, les repas, les activites (visites de fermes, ateliers d'artisanat) et la remuneration des guides. Le prix est plus eleve qu'une auberge mais inclut beaucoup plus de prestations et profite directement aux habitants.

Comment trouver des cooperatives serieuses ?

Privilegiez les cooperatives reconnues par des reseaux comme TUREBE au Perou, Redturs en Amerique latine, ou des labels comme ATR (Acteurs du Tourisme Responsable) en France. Verifiez que la structure est geree par la communaute elle-meme (et non un intermediaire), que les revenus sont reinvestis localement, et lisez les retours sur des plateformes comme Echoway ou les blogs specialises. Mefiez-vous des offres trop bon marche qui cachent souvent une exploitation des villageois.

Quelle difference entre tourisme communautaire et tourisme solidaire ?

Le tourisme communautaire est gere et controle par la communaute hote elle-meme : ce sont les habitants qui decident, organisent et empochent. Le tourisme solidaire est un terme plus large qui inclut tout voyage soutenant des projets locaux, mais l'organisation peut etre faite par une ONG, une agence specialisee ou une fondation exterieure. Le communautaire est donc une forme particuliere et plus exigeante de tourisme solidaire.

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